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Identité Détails Photos
Sainte Marie - La Caune
Commune : Cascastel des Corbières Intérêt : 3/5
numéro : 27 icone Boucle randonnée :
2
Latitude (°)/UTM : 42xxxxx/Nxxxxx Longitude (°)/UTM : 2xxxxx/Exxxxx Parcelle(s) cadastrale(s) :
Type : Cavité Police : Maire Propriétaire :
Communes
Minéralisation principale : Fe
Dernière concession :
Pailhoux de Cascastel
Période(s) d'activité :
Antiquité, Moyen-Age, XVIII-XXeme

Sainte Marie - La Caune

Accès

Etat

Il s'agit d'un ensemble de cavités exploitées à ciel ouvert depuis l'époque romaine. Le nom de La Cauna à l'endroit est significatif de cette utilisation ancienne et désigne la cavité principale, la "grotte", faisant abri sous roche. L'accès est difficile et dangereux. Plus proche du ruisseau le four de grillage, de facture relativement récente, est très bien conservé et le plus intéressant de ceux répertoriés dans la région.

Souhait dans le cadre des boucles de randonnées

Créer un chemin de desserte depuis la Berre, qui passe d'abord par le four et qui monte ensuite à la Caune. Si nécessaire en suite à une étude d'un cabinet conseil, interdire l'accès à la cavité par une clôture de protection. Une réouverture d'un ancien chemin qui permet d'arriver au bas du four par chemin de fer est aussi envisageable.

Minéralisations

Hématite (Fe2O3) brune mamelonnée, sidérite (FeCo3), associées au Mn.

Description et Historique

Plusieurs noms caractérisent cette mine de fer : La Cauna, Sainte Marie, la Mayré, Bringuier... Sainte Marie fait référence à la possession de cette mine au Moyen-âge par l'Abbaye Sainte Marie de l'Orbieu (Abbaye de Lagrasse). La Mayré de même : cela signifie "la Mère" (du Christ).
Cet ensemble de cavité constituent probablement le chapeau de fer des gisements de cuivre-plomb argentifères plus profonds et qui ont été exploités aux Bals. (les oxydes et carbonates de fer étant plus légers).
Il est à noter que La Cauna est en réalité sur le territoire de Albas et le Four de grillage sur Cascastel ...

Gauthier Langlois en donne cet historique dans son inventaire :

"Le contrôleur des mines Raynaud nous décrit en 1903 la première :
Gîte de carbonate de fer au lieu-dit la Caune ou Pech de la Mayré près du confluent du ravin de Pechareille et du ruisseau de las Bals. Ce gîte traverse la colline, à flancs très redressés, qui forme promontoire entre les deux ruisseaux ; l'affleurement en a été fouillé à ciel ouvert sur plusieurs points, à diverses époques semble-t-il (...) la ligne divisoire [des deux communes] coupe très obliquement l'affleurement ne laissant dans la commune de Cascastel que l'extrémité Est du gîte, dont le pieds se trouverait dans la parcelle 2505 en contrebas de laquelle le minerai de fer semble disparaître pour faire place au calcaire. La disposition des lieux est telle que le gîte est exploitable à ciel ouvert, sur les deux versants du Pech de la Mayré, au dessus du lit des deux ravins.
Ces vieux travaux étaient en grande partie éboulés et n'étaient probablement plus exploités en 1776 car de Gensanne ne parle que de ceux de situés à proximité de Villeneuve. Pailhoux, seigneur de Cascastel reprit sans doute leur exploitation à partir de 1779 ou 1782 avec celles de Villeneuve, mais vers 1801, la mine, signalée par Barante, était de nouveau abandonnée. Brochin le confirme quelques années plus tard.
Remy Jacomy l'exploita vers 1866-1872 à ciel ouvert. Il y avait construit un four de grillage sur la parcelle 2504 (cadastre ancien). Pour cela il paya des indemnités annuelles de 10 F. à Miquel Théodore qui se croyait propriétaire des terrains, de 1862 à la mort de Jacomy en 1887.
Marius Esparseil, chargé par la Compagnie des Usines du Gard de faire des recherches préalables à une demande en concession des mines d'Albas, Cascastel etc., effectua trois attaques dans les anciens travaux en 1873 et jugeait le gîte inexploitable sans de gros travaux et la réalisation d'un chemin de fer.
Jean Jacomy, frère de Rémy et receveur buraliste à Gap (Hautes Alpes), continua de payer une indemnité portée à 100 F. par an dans l'espoir de reprendre un jour les travaux, quand le chemin de fer des Corbières serait fini. Ce chemin de fer à voie étroite, allant de Villeneuve à Lézignan devait servir notamment à écouler le minerai. En 1903 alors que la construction de celui-ci se termine, Jean Jacomy a des démêlés avec un certain Natanson qui a racheté la parcelle 655 d'Albas (cadastre ancien), ainsi que celles louées à Jacomy, a leur véritable propriétaire.
Nous ignorons si ce monsieur Natanson exploita cette mine. Elle était en activité en 1926 quand R. Esparseil la décrit. En 1929 ce gîte était considéré épuisé et avoir contenu 180 000 tonnes de minerai dont 80 000 t. marchandes à 40-45% de fer."

Rémy Jacomy était un industriel des Pyrénées Orientales qui possédait entre autres les mines de Fillols. Il a construit le complexe industriel de traitement du minerais de Fer de Prades. En investissant dans l'Aude, il construisit un Haut-fourneau à Port La Nouvelle. Le minerais de fer des Corbières, acheminé par le chemin de fer à voies étroites, était traité fin du XIXème dans ce haut-fourneau. Enfin, il acheta le chateau de Cascastel et réaménagea son four. Les vestiges actuels datent de son époque.

Sainte Marie - La Caune