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Mines en Corbières


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Bref Historique

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D'une manière générale la partie Nord de la zone délimitée est riche en mines de Fer et la partie Sud en mines polymétalliques (Cu, Pb, Ag, Au, Sb, Ba, …).

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Les romains se sont probablement installés au milieu des Corbières pour l'exploitation des métaux. Des recherches récentes ont montré l'activité antique considérable autour des sites ferreux et de nouvelles recherches commencent à montrer l'importance d'exploitation pour les autres métaux (argent principalement).

Le moyen-âge a été une autre période faste pour l'exploitation métallique dans les Corbières.
Propriété de l'Abbaye de Lagrasse, les mines étaient travaillées par les Seigneurs de Termes qui bénéficiaient de la moitié des revenus. Mais très vite ils se sont attribués la totalité de ces revenus, obligeant l'Abbaye à réclamer régulièrement ses droits.
Consignés par écrit, les arbitrages visant à régler le différent donnent quelques informations sur l'exploitation à cette période. Outre le fer, il semble que ce sont les métaux précieux, principalement l'argent, qui sont exploités.
L'importance des mines des Corbières a été malheureusement négligée historiquement mais elle pourrait être la raison de la venue du roi de France et du roi de Majorque à Palairac en 1283.

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Après une période de déclin, l'exploitation des mines a repris seconde moitié du XVIIème sous l'impulsion de Colbert. Celui-ci trouvait inadmissible que la France achète tous ses métaux à l'Etranger.
C'est de cette époque que datent certaines légendes, par exemple la venue de Louis XIV à la mine d'argent de La Canal.

Grâce au Seigneur de Cascastel, la fin XVIIIème est marquée par la présence de plusieurs personnages historiques nationaux pour développer l'exploitation (fer et antimoine): le chimiste Jean-Antoine Chaptal avant qu'il ne soit Ministre de l'Intérieur de Napoléon Bonaparte ou encore le Général Dagobert, dont le nom est gravé sur l'Arc de Triomphe à Paris.

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Au XIXème apparût une exploitation plus industrielle, sans que la taille des exploitations ne devienne très importante. Les métaux ne sont plus traités sur place mais dans des lieux où la ressource en eau permet l'utilisation de machines hydrauliques : la forge de Quillan par exemple.

Au début du XXème siècle, le chemin de fer a relancé l'activité, principalement celle du fer, permettant d'acheminer les minerais dans des centres de traitements parfois très éloignés.
Un câble, supportant des godets aériens (5km), reliait le site du Monthaut (Palairac) à la gare ferroviaire de Félines-Termenès où deux locomotives étaient dédiées au transport de minerais.

Après la seconde guerre mondiale, outre un peu de métaux non-ferreux, l'essentiel de l’activité s'est concentrée sur la barytine utilisée dans la recherche pétrolière.
En 1963 l'indépendance de l'Algérie a induit le déclin de l'exploitation barytique et l'activité minière disparût dans les Corbières.

Seuls quelques travaux de recherches se sont poursuivis jusque dans les années 80.